DSDEN 93 - L’éducation en Seine-Saint-Denis

DSDEN 93 - L’éducation en Seine-Saint-Denis

DSDEN 93 - L’éducation en Seine-Saint-Denis

DSDEN 93 - L’éducation en Seine-Saint-Denis

Région académique Ile-de-France

La DSDEN
École, collège, lycée
Espace pédagogique
Gestion des personnels

Fermer X



Fermer X


Dossiers thématiques transversaux
La production d’écrits à travers les cycles


Fermer X



Fermer X


La DSDEN

École, collège, lycée

Espace pédagogique

Gestion des personnels

Accueil > Rubriques spéciales > A la une des établissements > Nos reportages de l’année scolaire 2007-2008

Nos reportages de l’année scolaire 2007-2008

Paroles de médaillés : de l’or aux lycées J. Cugnot de Neuilly-sur-Marne et E. Hénaff de Bagnolet pour le concours "Un des meilleurs apprentis de France"

 

Salle comble dans les salons d’honneur de la préfecture de Bobigny à l’occasion de la remise des titres et médailles du concours départemental "Un des meilleurs apprentis de France". Parents, enseignants, équipes de direction, maîtres d’apprentissage et meilleurs ouvriers de France (MOF) étaient venus nombreux applaudir et féliciter les jeunes lauréats apprentis le 6 mai dernier.

 
M. Christian Delabre, meilleur ouvrier de France et organisateur du concours à l’échelle départementale, a souligné l’investissement et la motivation des lauréats. Par ailleurs, il s’est félicité de l’augmentation croissante des inscriptions dans le département : 79 en 2007 et 109 pour cette nouvelle édition du concours.


Les lauréats en présence de M. Claude Baland, préfet de la Seine-Saint-Denis et de M. Patrick Toulmet, président de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Seine-Saint-Denis

A travers ces lauréats, ce sont plus de 12 spécialités professionnelles qui étaient représentées, de l’ébénisterie à l’art de la table et du service, en passant par la peinture en carrosserie automobile, la cuisine froide, la prothèse dentaire ou encore le montage en installation thermique ou sanitaire.

M. Christian Delabre a également rappelé la représentation importante de notre département à l’échelle nationale où l’an dernier 11 des meilleurs apprentis de France sur les 74 lauréats étaient originaires de Seine-Saint-Denis.

 

Lauréats du lycée J. Cugnot de Neuilly-sur-Marne

 Lauréats du lycée E. Hénaff de Bagnolet

Concours national "Un des meilleurs apprentis de France"

Le concours national "Un des meilleurs apprentis de France" est parrainé par le ministère de l’Education nationale et le Ministère de l’Artisanat. Structurée en trois phases, meilleur apprenti départemental, régional, puis médaillé d’or national, cette compétition est ouverte aux jeunes préparant un diplôme de niveau V, CAP ou BEP, inscrits en lycée professionnel ou en centre de formation d’apprentis. Ce concours permet de promouvoir les métiers manuels et valorise chez les participants, futurs professionnels, les qualités personnelles d’innovation, de compétition ainsi que le goût du travail bien fait (MOF-concours MAF).

C’est autour de ces valeurs que deux lycées des métiers du département, le lycée J. Cugnot de Neuilly-sur-Marne (métiers de l’automobile et des transports) et le lycée E. Hénaff de Bagnolet (métiers de l’énergie), étaient représentés à travers 28 lycéens inscrits en CAP ou en BEP.

 
Oeuvres de lauréats du concours "Un des meilleurs apprentis de France", promotion Louis-André Desquand

Médaillés aux lycées professionnels J. Cugnot de Neuilly-sur-Marne et E. Hénaff de Bagnolet

Dans ces deux lycées des métiers, l’inscription et la participation des élèves sont impulsées depuis plusieurs années par les enseignants en atelier.

Au lycée E. Hénaff, les équipes d’enseignants encadrant les élèves participant à l’épreuve tournent chaque année. « C’est notre deuxième année de participation et il existe une réelle dynamique dans l’établissement autour de cette épreuve » nous confie M. François Semence, chef de travaux. Cette année, le lycée a ouvert ses portes pendant les vacances scolaires de février aux lycéens concourant. « Lors de la réception de l’épreuve au mois de janvier, les élèves partaient en PFE (période de formation en entreprise). Nous les avions prévenus à l’inscription qu’il faudrait travailler pendant les vacances et sur le temps des week-ends. Sans l’encadrement par les enseignants hors temps scolaire, rien n’aurait été réalisable ».

 Lauréats montage installation sanitaire et thermique, lycée E. Hénaff

Un palmarès brillant pour ce lycée : 12 candidats et 12 médaillés au concours départemental.

Ces lauréats représentaient quatre champs professionnels : les installations sanitaires ou thermiques, la signalétique enseigne et décor ainsi que l’ébénisterie.

Les épreuves sont différentes pour chaque métier. MM. Deluc et Dalson, professeurs en installation sanitaire et thermique, nous expliquent que pour leurs élèves il n’y a pas de temps limité mais juste une date butoir. « L’an dernier, c’était notre baptême du feu. Nous ne connaissions pas le niveau du concours. Lorsque nous avons proposé ce défi aux élèves de terminale, ils ont choisi d’élire leurs représentants. Au final, les pièces présentées par nos élèves étaient de qualité par rapport à celles des autres candidats et nous ne sommes pas repartis les mains vides. 6 médailles en plomberie : une en or, deux d’argent et trois de bronze. On est ressortis avec une équipe encore plus soudée ».

Cette année, les nouveaux postulants au titre, élèves en terminale BEP installation sanitaire et thermique ou en CAP installation sanitaire,  étaient plus nombreux, motivés par l’expérience de leurs prédécesseurs. Il y a eu un véritable effet de groupe et une émulation : dans une même classe, on compte 6 médailles d’or !

oeuvre installation thermique

Au lycée J. Cugnot, honneur à la peinture automobile, représentée depuis 5 ans au concours : six médaillés dont 4 d’or pour cette nouvelle participation ! (site du lycée).

C’est en 2002 que M. François Capovilla, enseignant en peinture automobile, participe pour la première fois au concours, côté jury. « Après avoir participé au jury MAF en carrosserie, j’ai décidé de faire participer mes élèves de CAP Peinture automobile. C’était pour moi un challenge et une valorisation des élèves au sein du lycée. Lorsque j’ai eu connaissance des sujets d’épreuve à la rentrée 2002-2003, je me suis dit que l’épreuve n’était pas évidente pour tous, mais tous se sont inscrits. Depuis, ma politique est d’inscrire tous nos élèves. L’œuvre réalisée sert pour le concours et j’en tire des compétences pour le CAP ». Pour les seize candidats inscrits, le travail se fait pendant les cours sur un temps défini de 12 heures. Dans l’atelier de peinture automobile sont suspendues des œuvres des années précédentes. Dans la classe de CAP, les élèves ont travaillé en équipes. Ils s’entraidaient, s’observaient et avançaient en même temps. « Ce ne fut pas toujours simple à organiser et à suivre » nous confie M. Saïd Laifaoui, l’un des enseignants. « Certes, certains ne sont pas allés jusqu’au bout, mais d’autres se sont vraiment révélés. Je pense particulièrement à L’Hady Yahouni qui a dû recommencer en cours d’épreuve. Cela ne l’a pas empêché de finir, et de gagner une médaille d’or. C’est un compétiteur ».

 Lycéens en CAP peinture automobile, lycée J. Cugnot de Neuilly-sur-Marne

Pour cette équipe d’enseignants qui tourne sur deux classes, CAP peinture automobile en 2 ans et CAP peinture automobile en un an (formation post BEP carrosserie automobile), le succès est éclatant : 4 médaillés d’or, deux d’argent et un de bronze pour les épreuves départementales. Le succès en attire d’autres : « L’an prochain, mon collègue de productique inscrit ses élèves », nous dit M. Capovilla, à l’origine de l’investissement du lycée dans ce concours.

Dans l’atelier du lycée, les discussions entre lauréats vont bon train. Guillaume Hassan, médaille de bronze, nous explique que dans l’épreuve la difficulté pour lui a été de respecter les cotes. « Ce qui m’a plu, c’est de travailler en groupe, on s’entraidait. On a fait çà pour soi mais en même temps on a travaillé pour les autres. Si l’un de nous avait besoin d’aide, on l’aidait ».


Les treize médaillés d’or départementaux, tous métiers confondus, se sont vu reconduire leur titre à l’échelle régionale lors de la remise des prix régionaux le 13 mai à la cité des sciences et de l’industrie, porte de la Villette. En route vers la médaille d’or nationale dont l’épreuve se déroulera le 14 juin à Bourges !



Paroles et parcours de Médaillés départementaux "Un des meilleurs apprentis de France"

Elèves en installation sanitaire et thermique, en ébénisterie, en peinture carrosserie automobile ou encore en signalétique enseignes et décors, ces meilleurs apprentis aujourd’hui ont été encouragés à devenir meilleurs ouvriers demain et à continuer de développer leur créativité et leur passion.

Du côté de la peinture automobile

Pour Benoît Bertrand, lycéen en CAP 1 an peinture automobile au lycée Cugnot de Neuilly-sur-Marne, la récompense au concours fut de taille : Médaille d’or départementale, confirmée huit jours plus tard par le titre régional. Cette participation lui a permis de montrer aux professionnels son savoir-faire « Je suis titulaire d’un BEP carrosserie et j’avais choisi cette année de compléter ma formation par un CAP peinture automobile 1 an. Ce concours était important pour moi, je quitte le lycée en juin et cette médaille est un plus sur mon CV. C’est une reconnaissance professionnelle importante ». Outre la valorisation professionnelle, Benoît a retenu que cette épreuve présentait d’autres intérêts : « Le sujet m’a beaucoup plu, il fallait être créatif et développer le côté artistique du métier de peintre en automobile. Vous savez, en réparation, la voiture arrive grise et repart grise. Dans ce concours, on a pu choisir les couleurs et le motif sur une aile d’auto. Nous étions trois inscrits de la même classe à travailler et, au final, personne n’avait la même aile ! Je me suis fait plaisir et l’ambiance était sympathique. Je n’oublie pas non plus le côté humain de l’épreuve qui rapproche du professeur ».

 

Martin Thomas, compagnon de travail pour cette épreuve, nous révèle que son inscription a été motivée par deux choses  : « Je voulais montrer mes capacités en me testant par rapport aux autres, mais je souhaitais aussi montrer ce que l’on peut faire en peinture automobile, montrer le côté créatif de notre métier. Cette épreuve était originale et il y avait un travail d’art à effectuer ».

Il nous précise le sujet de l’épreuve et les différentes étapes de la réalisation. A partir d’une aile de voiture non peinte, il fallait obtenir une aile de couleur unie possédant un graphisme respectant des cotes de précision au millimètre près. Martin a travaillé au lycée pendant les cours. Le plus difficile pour lui, certainement la réalisation du motif avec les cotes imposées, « un travail de précision » ajoute-t-il. Le plus intéressant : le côté artistique de l’épreuve « partir d’une base pour arriver à une belle œuvre ».


Belle œuvre, il peut l’affirmer. Martin a été médaillé d’or départemental, médaille confirmée à l’épreuve régionale.

Oeuvre en peinture carrosserie automobile


Table écritoire en ébénisterie

Plus de 240 heures de travail pour les deux apprentis ébénistes Robin Turbe et Arthur Seigneur, élèves en terminale CAP ébénisterie au lycée E. Hénaff de Bagnolet, tous deux médaillés, or et argent, au concours départemental puis régional « Un des meilleurs apprentis de France ». Un travail de longue haleine qui relève du défi personnel. Ils ont travaillé pendant les cours mais surtout sur leur temps libre, week-ends et vacances scolaires compris, toujours encadrés par leurs enseignants envers lesquels ils sont très reconnaissants.

Leur principale force et fierté est d’avoir travaillé côte à côte dans l’atelier à la réalisation d’une petite table écritoire de style Louis XVI. « La réalisation d’un meuble seul, du début jusqu’à la fin fut un challenge extraordinaire » nous confient-ils. « C’est un travail beaucoup plus poussé qu’en classe ».

Lorsque Arthur s’est inscrit sur proposition de ses professeurs d’atelier, MM. Bayer et Canesse, il s’agissait avant tout de s’évaluer. « Je suis arrivé en ébénisterie par hasard, pour suivre un copain. Je me suis passionné pour ce métier dès la première année de CAP. En m’inscrivant à ce concours, je voulais voir jusqu’où je pouvais aller, savoir si je pouvais faire un meuble tout seul et me consacrer à un travail aussi long ».

Robin Turbe, lui, souhaitait aller le plus loin possible dans ce concours et se positionner par rapport aux autres apprentis en ébénisterie, y compris à l’échelle de la France. Challenge réussi pour ce double médaillé d’or qui concourt le 14 juin à l’échelle nationale. « Je me suis donné à fond pour la réalisation de ce meuble. C’est un investissement très long en heures de travail. Le plus important pour moi, c’est le regard des autres sur mon meuble. Quand on vous félicite, cela fait plaisir, surtout quand c’est notre professeur d’atelier. Après avoir passé 240 heures avec lui, on est plus proche ».

Lauréats en ébénisterie

Entre ces deux jeunes apprentis passionnés, cette expérience de travail a tissé des liens. Ils se sont entraidés et motivés ensemble pour aller jusqu’au bout. L’an prochain, ils compléteront tous deux leur formation par un CAP dessinateur en alternance avant de partir compagnons du tour de France.

Montage en installation thermique ou sanitaire

Raphaël Taquin, élève de terminale installation sanitaire et thermique a choisi de concourir à l’épreuve de montage en installation sanitaire. Pour ce médaillé d’or, la principale motivation a été familiale : « J’avais déjà vu les œuvres des années précédentes et j’étais très fier de pouvoir concourir cette année. Dans ma famille, mes grands-pères sont plombiers et mon père est plombier. Je voulais leur présenter ma pièce et leur montrer que j’étais aussi bon qu’eux. Cette médaille est pour moi une reconnaissance familiale ». Il nous précise que pour cette épreuve, il fallait beaucoup de concentration et de précision : « C’est une épreuve difficile où il fallait travailler le cuivre et le galvaniser. Je n’avais pas encore travaillé du cuivre avec du sable, j’ai aimé le côté innovant malgré les deux ratés où j’ai dû recommencer ! ». En nous expliquant son œuvre, Raphaël nous dit qu’il n’en n’attendait pas autant et qu’il va revoir une institutrice de primaire qui a beaucoup compté pour lui « pour lui montrer ce que je suis devenu ». Il poursuit ses études en bac Pro Nouvelles énergies l’an prochain.


Andrien Chupin est médaillé d’or en montage installation thermique l’an prochain. Comme Raphaël, il termine son BEP mais partira vers un BP en génie climatique l’an prochain. « J’étais fier de concourir. Je voulais faire une œuvre, la réussir et avoir une récompense. Cette épreuve était de niveau élevée et je n’avais jamais travaillé l’acier au sable. Il fallait beaucoup de précision. Un manque de précision dans les formules et la longueur de chauffe devient fausse, et avec l’acier il est très difficile de revenir sur son travail. J’ai réussi mon travail du premier coup. Cette médaille, c’est une revanche par rapport aux années de collège ».
 

 

 

 

Patrimoine de l’Unesco pour l’épreuve Signalétique Enseigne Décor

C’est avec passion que les deux lycéens en CAP Signalétique Enseigne et Décor nous ont décrit leur épreuve dont le thème était le patrimoine de l’Unesco. « C’est la première année d’ouverture de l’épreuve au concours et nous avons été désignés d’office par nos profs d’infographie, Mme Froment et Mme Cretin ». Après un long travail de discussion et de recherches avec leurs enseignantes, Alexandre Tommasino et Benjamin Lenoble ont choisi leur visuel : pour le premier, ce choix s’est arrêté sur un iceberg (fond glacé du Danemark) et pour le second, Benjamin, sur les Iguanes des îles Galápagos.



Alexandre nous explique que cette épreuve correspond à l’une des techniques utilisées pour le décor. « C’est une épreuve complète qui représente tout ce qu’on a fait en cours, de l’infographie, de la peinture au pinceau et au pistolet. Il s’agit de décomposer une image réelle au niveau des couleurs pour ensuite la peindre sur un support ».

Tous deux sont d’accord pour qualifier ce travail de créatif, précis et technique. C’est par défi personnel qu’ils ont accepté de concourir. Pour Alexandre, « Il fallait avant tout finir notre œuvre, mais aussi obtenir quelque chose à la fin ». Quant à Benjamin, il est très fier : « Ma mère ne s’attendait pas à ce que je réalise ceci ». Le challenge continue pour ces deux lauréats, premier participants départementaux pour ce concours, Médaillés d’or départementaux et régionaux.

 


Lauréats en signalétique, enseigne et décor

 

 

 

© DSDEN93 - article actualisé le 7 octobre 2010


Sites institutionnels
Académie de Créteil
Education.gouv.fr
Service-public.fr
Autres sites

Infos site
Accessibilité
Mentions légales

Abonnements
Fil RSS
e-lettre des enseignants



Sites institutionnels
Académie de Créteil
Education.gouv.fr
Service-public.fr
Autres sites

Infos site
Accessibilité
Mentions légales

Abonnements
Fil RSS
e-lettre des enseignants