DSDEN 93 - L’éducation en Seine-Saint-Denis

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Nos reportages de l’année scolaire 2007-2008

Découverte des métiers : les artimobiles s’arrêtent au collège Jean Jaurès de Pantin

Pour la première année en Seine-Saint-Denis, l’opération Artimobile a permis aux collégiens de quatre collèges du département d’élargir leur découverte du monde professionnel aux métiers de l’artisanat les 31 mars et 1er avril 2008. Pour les classes de quatrième et de troisième du collège Jean Jaurès de Pantin, ce fut l’occasion de rencontrer des entrepreneurs et de s’informer sur ces différents métiers.

Les artimobiles au collège : des voitures customisées s’installent

Depuis 2006, le fonds national de promotion et de communication de l’artisanat en partenariat avec le ministère de l’Education nationale assure la tournée des artimobiles dans les collèges de France afin d’informer les jeunes collégiens de quatrième et de troisième sur les métiers de l’artisanat, les formations et les débouchés professionnels.
En Seine-Saint-Denis, des voitures équipées d’outils interactifs ont été mises à disposition de la chambre des métiers de Bobigny et en partenariat avec l’inspection académique, ces voitures customisées ont accompagné leurs représentants et des professionnels dans les collèges Jean Jaurès de Pantin, Fabien de Montreuil, Jean Zay de Bondy ainsi qu’au collège Romain Rolland de Clichy-sous-Bois.

Les six artimobiles ont stationné dans la cour des collèges pour une session de découverte structurée en trois temps forts :

  • Présentation de l’artisanat et de l’apprentissage animée par un professionnel.
  • Utilisation libre des outils informatiques ludiques et interactifs embarqués à bord des véhicules présentant les 250 métiers de l’artisanat à travers des témoignages vidéo de professionnels et des fiches formations.
  • Rencontre et dialogue avec des professionnels.

Arrêt au collège Jean Jaurès de Pantin

Entretien accordé par M. Philippe, principal du collège

Au collège Jean Jaurès de Pantin, différentes initiatives sont conduites cette année dans le but d’une amélioration de l’information à destination des collégiens et des enseignants : 

Echanges entre lycéens de lycée professionnel et collégiens


L’objectif est de permettre aux collégiens d’entendre ce que devenir lycéen en secteur professionnel signifie. Un partenariat avec le Lycée Simone Weil de Pantin a rendu possible cette rencontre durant laquelle les filières du secteur tertiaire ont été présentées par les lycéens et un débat avec les collégiens intéressés par ces formations a été organisé.

Rencontre de l’équipe éducative du collège avec celles de lycées professionnels


Des rencontres ont eu lieu entre les professeurs principaux, les CPE, la COP du collège et leurs collègues de deux lycées professionnels du bassin, le lycée professionnel Simone Weil de Pantin et le lycée professionnel Albert Costes de Bobigny. Ces échanges ont permis une meilleure information sur les différentes filières et au sens plus large sur la philosophie du travail en lycée professionnel. L’objectif est d’améliorer la réussite des élèves en lycée professionnel.

Dialogue des collégiens avec les professionnels

9 classes du collège (4 troisième et 5 quatrième) encadrées par leurs professeurs principaux ont participé le 31 mars à la journée de découverte des métiers de l’artisanat et de rencontre avec des professionnels.

Cette journée est un élément du parcours de formation de l’élève et relève d’un double choix de l’établissement :

Premièrement, il s’agit de faire venir dans le collège des professionnels de l’entreprise. Ces rencontres amènent les élèves à poser rapidement des questions concrètes et pour M. Philippe cette approche est plus simple pour les élèves en difficulté, que leurs difficultés soient scolaires ou simplement dues au fait qu’ils quittent le collège et peinent à se projeter dans l’avenir. " Les salons ou même les forums restent difficiles pour nombre de nos élèves tant il y a de ressources ; ils peuvent s’y sentir perdus".

Le deuxième objectif de cette journée est d’amener les élèves et les enseignants à une meilleure connaissance de l’apprentissage. Il faut faire comprendre aux collégiens que l’apprentissage se choisit, autrement dit qu’on ne part pas en apprentissage parce qu’on est en échec scolaire mais parce que " C’est le choix d’un parcours de formation particulier et exigeant ".

Pour monsieur Vincent Philippe, principal du collège Jean Jaurès de Pantin, cette journée contribue à l’éducation à l’orientation et s’inscrit dans la politique d’établissement autour des axes de construction du parcours de formation.

 

L’apprentissage est une voie de réussite qui ne se pense pas qu’au niveau 5. Derrière ce type de parcours se déclinent des formations à tous les niveaux, y compris après le Baccalauréat. Cette journée de sensibilisation aux métiers de l’artisanat, à travers les outils mis à disposition, a permis à certains élèves de comprendre que derrière un secteur professionnel se cachaient une multitude de métiers. Par exemple, dans les métiers du cirque, la présence d’éclairagistes en a surpris plus d’un. A travers la présence de professionnels du bâtiment, des collégiens ont littéralement découvert certains métiers et pour d’autres, le métier représenté ne correspondait pas à l’image qu’ils s’en faisaient. Il faut amener les élèves à comprendre que la formation initiale va leur donner la culture des univers de formation et qu’à partir de là ils se construiront un parcours de formation qui les amènera à inventer un métier.

 

Cette journée aura également permis de travailler avec les élèves sur des réalités professionnelles qu’ils ne connaissaient pas et pour M. Philippe " Les professionnels présents ont eu forcément plus de légitimité que nous, professionnels de la formation, pour parler aux élèves d’un monde qu’ils auront à découvrir ".

 

 

Dans le discours des différents représentants du monde de l’entreprise, il y avait toujours deux approches : celle de la formation, mais aussi il s’agissait de montrer aux collégiens qu’ils deviendraient acteurs du monde professionnel, et qu’au titre des missions qui leur seraient confiées, ils auraient à agir sur leur entreprise qu’ils soient salariés ou créateurs d’entreprise.

 

C’est toute la problématique de l’orientation subie mais aussi le pointage d’une méconnaissance des voies de formations et des passerelles qu’il s’agit de mettre en avant.

Il n’y a aucun doute pour M. Philippe, il faut faire travailler ensemble l’école et l’entreprise. " L’Ecole et l’entreprise sont deux entités fortes de leurs histoires et de leurs spécificités. L’une et l’autre sont complémentaires. Et une coopération doit se construire dans le respect de l’indépendance de chacun".  

 

Entretien accordé par M. Ladjal, chef d’entreprise, administrateur à la chambre des métiers et de l’artisanat

Pour M. Ladjal, entrepreneur présent le 31 mars devant les collégiens de Jean Jaurès de Pantin, son intervention est une étape supplémentaire dans ces rencontres avec les jeunes, les élèves, les enseignants du département auxquelles il participe. Il mène un combat engagé de longue date contre " l’orientation subie ", face aux difficultés des jeunes de certains quartiers quant à leur insertion professionnelle. De manière anecdotique, il nous raconte sa difficulté chaque année à l’école pour répondre à la question : quel métier voulez-vous faire plus tard ? " Je n’ai jamais su y répondre, je voulais aller à l’école le plus longtemps possible et à un moment choisir ". Il souhaite faire partager son expérience et être un accélérateur du changement. Quand on est à l’école, on ne connaît pas les métiers de l’artisanat, encore moins les évolutions possibles. Ce sont les professionnels qui présentent la vraie réalité d’un métier. " Il faut faire bouger les mentalités des chefs d’entreprise et les faire venir dans les écoles. Nous devons faire en sorte qu’ils se sentent concernés en tant que citoyens par les enfants des autres ".

Les collégiens sont à l’écoute et souvent très réceptifs. Il décrit son parcours professionnel et les métiers de l’artisanat, ceux qui seront accessibles et qui les attendent. En développant les différentes formations possibles, l’alternance ou le lycée professionnel, il insiste sur l’importance de développer sa culture générale, "Je leur explique que c’est en continuant l’école le plus longtemps possible qu’on arrive à une maîtrise de l’écrit et du langage".

En écoutant son témoignage d’entrepreneur né et ayant grandi dans leur département, les collégiens se rendent compte des difficultés, des obstacles rencontrés dans le monde professionnel mais aussi de l’importance de persévérer si l’on veut réussir. " Les difficultés dans certains quartiers sont représentées par des gens comme moi qui ont accumulé les handicaps. Là, je leur donne un espoir concret ". Beaucoup de jeunes ont des a priori, des appréhensions face au monde professionnel et il y a des métiers où ils ne se projettent pas. L’un des messages de M. Ladjal, chef d’entreprise et administrateur à la chambre des métiers de l’artisanat de Bobigny, est de leur dire que parmi eux, se trouvent les chefs d’entreprise de demain.

© DSDEN93 - article actualisé le 7 octobre 2010


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